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Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles.
Ce roman parle des hommes.
Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitiés, de trahisons, d’argent, de rêves.
Ce roman est plein de rires et de larmes.
Ce roman, c’est la vie.

Ce roman a obtenu le Prix Maison de la Presse en 2006.

 

 

 

 

 

 

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Ou bien ils sont beaux, virils et infidèles... et on pleure !

Ou bien ils sont vains, fats, impuissants... et on pleure !

Ou bien ils sont crétins, collants, débiles... et on les fait pleurer !

Et on pleure de rester seule à pleurer...

 

 

 

 

Que dire de ce roman? Tellement il m'a inspiré des sentiments différents, tellement cette oeuvre est vaste, tellement, tellement... par où commencer?

 

 

Le début

 Ce fut dur, bien dur... J'ai eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal avec le début. Il faut dire aussi que je l'ai lu dans la voiture, toute excitée que j'étais par mon déménagement en cours. Peut-être pas les meilleures conditions pour commencer un roman de cette ampleur... Pourtant j'ai tenu bon... J'y ai mis le temps qu'il fallait, mais je me suis accrochée à l'espoir d'un futur meilleur (d'une part car j'abhorre ne pas finir un roman, d'autre part car certaines collègues lectrices m'ont affirmé que la suite en valait la peine). Et pour cause, les deux premières centaines de pages passées, le rythme devient coutumier, le ballet des intrigues familier, on s'immisce dans la vie de cette famille parisienne... 

 

 

Les personnages

 Très approfondis, très maîtrisés. L'auteur nous brosse un portrait assidu et complet des personnages présents. Toute la petite famille devient notre famille. On évolue avec eux, on apprend, gagne et perd au jeu de la vie. 

Le personnage central est Joséphine, une quarantenaire un peu coincée, perdue dans un mariage qui ne lui apporte rien de bon. Son mari la quitte dans les 10 premières pages, dès lors sa vie bascule. Comment se réinventait quand absolument tout autour de soi part en vrille? Comment veiller sur deux filles qui deviennent femmes alors que soi-même on ne sait plus qui l'on est? Entre drames et émotion, la vie de Joséphine n'est ni simple ni saugrenue. C'est l'histoire d'une femme "normale", avec une vie "normale". Une voisine, une amie, une connaissance peut-être. Peu importe. Joséphine est sincère, vraie. 

Sa soeur, sa mère, son beau-père, la maîtresse de son beau-père, son ex-mari, la copine de son ex-mari, sa voisine, son beau-frère, ses filles, son neveu... Tout ce beau monde s'agite, se confronte. La magie opère, la vie se transforme et peu à peu, Joséphine s'affirme. Contre vent et marée, elle trouve un sens à la vie.

L'évolution des personnages est passionnante. Elle se fait petit à petit, sans anicroche, sans froufrou ni paillettes. C'est la vie simplement. Une vie que l'on découvre, que l'on aime, que l'on déteste, mais une vie qui est là, qui nous fait avancer.

 

 

 

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Les enchaînements

 Le roman est découpé en cinq parties, elles-mêmes découpées en multitudes de petits chapitres. Chaque chapitre est centré sur un personnage (son point de vue, sa vision des évènements). Qu'il dure 2 ou 15 pages, un chapitre est un pan de vie, un moment clé dans l'histoire qui apporte sa pierre à l'édifice, qui nous amène petit à petit au dénouement final. 

J'ai beaucoup apprécié l'enchaînement des parties, des chapitres. Découvrir ainsi de petites parcelles de vie c'est comme s'immiscer dans un rêve, une vie, les pensées des gens. On y apprend tout ce que l'on a besoin de savoir... avec tout de même un petit suspense maintenu, des mystères, des rebondissements.

 

 

La plume de Katherine Pancol

 L'auteur allie simplicité et poésie. Les mots s'enchaînent simplement, ils sonnent bien. Les descriptions sont nombreuses. Peut-être est-ce ce qui m'a rebuté au début : le rythme très lent de l'action pèse sur la lecture. Mais très vite on s'y habitue, et on en redemande. 

 

 

En bref, un roman qui commence (très) doucement mais qui gagne en profondeur et en rythme. On finit par se laissait bercer par le son des mots, la musique des émotions, et les 400 dernières pages sont un régal.

 

 

 

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