Lou a organisé un jeu concours sur son blog MyLouBook.

Le but étant de décrire ce que font ces hommes mystérieux :

 

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- Attention, attention, mesdames, mesdemoiselles, messieurs : aujourd’hui c’est le grand jour du Groooove et du « bouge-toi le derrière » !!
Les passants, s’agitent, s’intéressent. Le crieur poursuit :
- Venez participer à l’EXTRAORDINAIRE concours de danse de ce jour, cette heure, cette minute... : maintenant quoi !
Plus personnes ne bougent. Les passants se sont arrêtés pour voir et regarder. Regarder et voir les courageux qui s’essayeront à danser devant tant d’inconnus.
« Tut, tut ». Un klaxon strident retentit dans la rue. « Qui sait cet empêcheur de danser en rond ? » se demandent le peuple et le crieur. « Les Costumes Noirs ! » hurle un petit à la tête sale de suie. Plus un souffle dans l’assistance. Tout le monde a peur, souhaite vérifier les dires du petit souillon...
Et oui, c’est bien les « costumes noirs » (nom donné aux inspecteurs de la Brigade d’Investigation du Travail Bien Fait). De temps en temps, à l’improviste, ils mettent leurs traditionnels costumes de velours noir et entrent dans la ville de Selville pour vérifier que chaque chose est à sa place, que chaque travailleur fait son travail et au passage récolter des amendes, des noisettes, des monnaies de-ci de-là.
Le crieur tente d’arrêter sa machine infernale : une chaîne hifi 28 chevaux achetée d’occas’. Trop tard, l’engin se met en route et envoie une pétarade de sons, de notes et de mélodies qui s’entrechoquent comme des cailloux qui dégringoleraient le long d’une falaise. Les gros yeux des passants s’écarquillent à n’en plus finir. Ils se dirigent à petits pas de loup vers leur travail de fourmi ; tout en gardant un demi-œil sur l’estrade du crieur et un autre quart sur les trois costumes noirs qui s’approchent, s’approchent, s’approchent encore...
Mais, comme un souffle de vent, un ruisseau vif et délicat, la musique se métamorphose pour devenir un doux mélange de sons harmonieux. Alors, tels des automates, les trois costumes noirs, Eddy, Freddy et Mercury lancent un bras, une jambe. Peu à peu cela ressemble à une sorte de... danse ? Les chevilles se déchaînent, les bras en tombent aux passants. La scène est étrange, presque mystique.
Incapable de m’en empêcher, je saisis mon appareil photo 3G+ et immortalise l’instant. Les têtes tournées, les bras levés, les visages crispés, les trois costumes noirs dansants complèteront à merveille le mur des bizarreries de mon appartement de la rue Broca.

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