challenge ABC 2011 

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1. Le cueilleur de fraises

2. Le peintre des visages

3. Le voleur d’éclats

 

Lorsque sa meilleure amie, Caro, est retrouvée assassinée, Jette jure publiquement de la venger, attirant ainsi sur elle l'attention du meurtrier. Chaque jour, Jette essaie de se reconstruire et d'oublier. Elle fait bientôt la connaissance d'un garçon qui semble pouvoir lui redonner le goût de vivre et tombe éperdument amoureuse. Une rencontre qui pourrait l’aider à surmonter la mort de son amie. Peut-être...

 

(ATTENTION, ce qui suit peut révéler quelques éléments de l’intrigue)

 

C’est l’époque des fraises...

 

La première chose à noter à propos de ce livre est la couverture. Sobre, sanglante... juste sublime ! Et pour tout ceux que l’idée aurait effleurés : Le cueilleur de fraises n’a rien, mais alors rien à voir avec Twilight. En effet cette confusion aurait fait son petit bonhomme de chemin sur le net, et c’est assez dommage parce que du coup, les lecteurs (et surtout lectrices), s’attendant à une histoire d’amour, se sont trouvées quelque peu déçues... Les critiques s’en sont fait sentir et beaucoup d’avis négatifs ont fleuris sur la toile.

Cependant Le cueilleur de fraises, n’est pas une histoire d’amour à proprement parlée. L’amour y a une place, certes. Mais quand l’amoureuse transie est retrouvée morte, transpercée de sept coups de couteau... cela a le don de refroidir les ardeurs...

L’histoire est donc assez sombre, et ne pas à mettre entre les mains des très jeunes.

Le récit s’articule autour de plusieurs histoires racontées parallèlement : le tueur, ses victimes, la police, la famille des victimes, etc, et surtout Jette.

L’histoire de Jette est racontée à la première personne, elle se trouve donc mise en valeur par rapport aux autres personnages. Elle est la fille d’une auteur(e) de polar à succès et va se retrouver inexorablement mêlée à l’affaire quand sa meilleure amie Caro est assassinée. Mais qui est le tueur ? C’est ce que va s’exhorter à trouver Jette et sa colocataire, Merle.

Le tueur... et bien, nous lecteurs, on le connaît ! On le connaît même très bien puisque son identité nous est révélée dès le début. Il se découvre peu à peu au fil des pages, et c’est ainsi que l’on peut lire en lui comme dans un livre ouvert. Le cueilleur de fraises (puisque c’est son métier), exerce un certain pouvoir sur les femmes... et inversement ! Il est incapable d’aimer sans trop aimer... « Trop d’amour tue l’amour ». Et là ce n’est pas qu’un jeu de mot... Sa relation à l’amour et au sexe est en effet très particulière ; il ne semble pas éprouver le besoin d’associer les deux, ou du moins, ne sait pas comment les associer.

Ses différents meurtres sont le fruit d’un lent processus fatal. Le tueur nous apparaît au début comme presque « gentil ». Je m’attendais en effet à un tueur semblable à Dexter dans l’œuvre de Jeff Lindsay. C'est-à-dire un tueur qui agit par devoir plus que par folie (si je puis dire). Et bien non. Au fur et à mesure de ma lecture, je me suis bel et bien rendue compte que ce personnage était véritable un psychopathe, dangereux, et même effrayant. Incapable de se contrôler.

Les personnages ont presque tous connu de la violence dans leur vie, notamment pendant leur enfance (de la part de leurs parents, grands-parents, ou autres). Ce qui les rapproche tous les uns des autres et leur permet de comprendre tout à chacun (notamment le commissaire Bert, qui arrive ainsi à se rapprocher des victimes).

Ce fut donc une lecture très agréable et rapide. Une plume simple et fluide. Une intrigue bien menée jusqu’au bout. Une fin un peu conventionnelle mais appréciable tout de même.

 

En bref, presque un coup de cœur ! A quand la suite ?

 

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Elle a aussi aimé... Mya Rosa

 

 

Comment une personne qu’on aime peut-elle mourir sans qu’on s’en doute ? (p.138)

 

Georg faisait son boulot et se taisait. Il n’avait plus personne avec qui partager le silence. Alors, il se taisait seul. (p.155)

 

Comment une voix si peu sensuelle pouvait-elle loger dans un corps si voluptueux ? (p.304)

 

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