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Tout en dégageant les conditions d'émergence de la liberté, les écrits de Kant sur l'histoire ont aussi un aspect classique, puisqu'il s'agit là de découvrir les fins de la nature et de l'aider à les accomplir. Cette référence à la finalité naturelle permet à Kant d'établir une continuité entre la raison commune et la réflexion critique et d'expliciter les conditions auxquelles les exigences de la Raison peuvent être réalisées dans le monde sensible : en ce sens, l'histoire idéale que décrit Kant est le corrélat réaliste de sa philosophie morale.

 

Dans l’Idée d’une histoire universelle, écrite au siècle des Lumières en 1784, il est surtout question du sens même de l’histoire, en d’autres termes, de s’interroger sur le devenir de l’homme dans le temps. Kant en effet s’attache à répondre à une des trois questions qui structurent son œuvre : que puis-je espérer ? (les deux autres questions étant : que puis-je savoir ? que puis-je espérer ?) 

Il se donne ici pour objectif de donner un sens au monde qui nous entoure en essayant de déterminer si l’histoire humaine n’est finalement pas autre chose qu’une succession chaotique d’évènements. En d’autres termes, il cherche à savoir si l’humanité ne piétine pas sur place sans espérer une évolution ou bien si, au contraire, tous ces évènements distincts n’ont pas pour seul et unique but d’établir un ordre au sein du désordre de l’humanité, d’atteindre une perfection pourtant inatteignable.

Les différentes propositions (au nombre de 9) qui composent cet opuscule montrent que les tentatives de l’homme de s’approcher de la perfection ne résulteront à rien d’autres que des conflits et des guerres ; la société parfaite n’étant obtenue à la fin de l’histoire que grâce au sacrifice des générations intermédiaires. La fin de l’histoire justifie les moyens. Cette fin n’est pas individuelle : il s’agit du destin de l’humanité entière.

Ainsi, le plan caché de la nature, le but qu’elle s’est fixée peut être considéré comme la création d’une constitution politique parfaite. On lit donc que l’histoire n’a pour but que l’unification politique totale. Cependant l’idée de finalité sans fin n’est pas à exclure puisque si l’homme se croyait proche de son but, cela anéantirait sans doute ses espoirs. Le but de l’histoire ne doit donc pas être pris au sens de « terme » de l’histoire humaine.

Ce texte, philosophique et donc donnant à réfléchir, est assez complexe à la lecture. Je ne le conseille donc qu’aux personnes ayant un petit bagage philosophique. Je n’ai pu pour ma part en saisir quelques infimes brides que grâce à une petite étude de la philosophie avec un professeur de lycée. Cependant, cela ne sera jamais une de mes lectures de chevet, bien au contraire. C’est une lecture à laquelle il faut se consacrer entièrement pour pouvoir bien se concentrer.

Avis aux philosophes donc !

 

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