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Résumé :

"On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'Holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce.
C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité." Angelo Rinaldi

 

L’auteur :

Né en 1919 à Turin, Primo Levi étudie la chimie avant de s’installer à Milan. Considéré « résistant » durant la Seconde Guerre Mondiale, il est ensuite déporté à Auschwitz. Libéré en 1945, il débute l’écriture de son premier roman Si c’est un homme qui raconte sa propre histoire en tant que déporté, paru en 1947 dans une petite maison d’édition italienne. Il connaît un grand succès 10 ans plus tard et est reconnu en tant que « chef-d’œuvre ». Primo Levi est l’auteur d’une douzaine d’autres ouvrages dont : Le système périodique (1975), La clé à molette (1978 – prix Strega) et Maintenant ou jamais (1984). Il s’est donné la mort en 1987.

 

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 Mon avis :

J’ai eu beaucoup de mal à le lire. Je l’ai de ce fait abandonné, puis repris, puis encore abandonné... Je me décide enfin à vous en faire un avis détaillé pour expliquer mon tat d’esprit durant cette lecture.

Impossible. Cela ne peut pas être vrai. Et pourtant… Nous, tranquillement installés sur nos chaises, faces à un écran d’ordinateur, un enseignant ou un bon repas, on ne s’imagine pas l’enfer de la déportation. Comment des hommes sensés, ou bien même fous, comment des humains ont pu faire subir un tel sévisse à d’autres humains ? Comment… ? On ne peut que voir les contours flous, les couleurs imprécises des images d’archives en noir et blanc. Tout cela nous paraît lointain, fini, une légende…

Si c’est un homme nous rappelle la réalité avec la violence d’un uppercut. Tout n’est qu’horreur, conditions de vie exécrables, abomination. Les latrines, les lits, le travail forcé, les mises à mort... Tout semble comme sorti tout droit d’un cauchemar des plus horrible.

Mais point d’apitoiement ni de trémolos larmoyants. Primo Levi nous offre ici un témoignage qui se veut le plus objectif possible. Il ne se place pas véritablement en victime mais surtout en spectateur (un spectateur qui vit l’action, plus vraie que nature). On se retrouve à notre tour, nous aussi spectateurs. Mais contrairement à Levi, nous n’agissons pas, ne bougeons pas ; nous voyons juste devant nous le film se déroulait douloureusement sous nos yeux.

Certains moments furent émouvants et même attendrissants. Par exemple l’épisode avec Schlome (p.42).  

D’un côté purement pratique, il y a un petit bémol : les mots en allemands difficiles de suivre, car non traduits pour certains.

 

En bref : C’est tout de même un livre A LIRE. Rien que pour le message, le souvenir. Le DEVOIR. J’ai trouvé sur le site Amazon un avis d’un internaute. Il se nomme  et traduit parfaitement ce devoir qui doit tous nous habiter.

 

Je cite : « Le devoir de mémoire. "N'oubliez pas que cela fut, non, ne l'oubliez pas". Primo Levi nous implore, nous en conjure. Nous l'ordonne. Ce texte est le récit du rescapé d'un lager (camp de concentration et d'extermination).

Mais pourquoi, après tout, faudrait-il prendre le temps de lire ces témoignages, rares, de l'horreur de la seconde guerre mondiale? Pourquoi ne pas plutôt penser au soleil qui brille aujourd'hui, ou à ce que l'on va manger ce soir? 

Parce que ce récit est unique. Unique parce que tout ceux qu'a croisé Primo Levi sont morts. Il est la seule voix de ceux qui n'ont pas eu la chance de sortir vivants de ces camps de la mort. Il est leur voix à tous, et nous devons l'écouter. Un récit indispensable. »

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