"Donne moi ton coeur" de James Hayman

Il ne connaissait pas de mots pour exprimer la sensation de plaisir qui secoua son corps lorsqu'il découvrit le coeur palpitant du lapin et le tint un instant dans sa main, avant que le battement ne cesse et que la créature meure.

James Hayman

 

Michael McCabe est inspecteur à Portland, près de New-York. Avec sa collègue Maggie Savage, il se lance dans une enquête plutôt délicate : le corps d’une jeune fille disparue une semaine plus tôt est retrouvé dans une décharge. Elle est nue, mutilée, et n’a plus de cœur. L’équipe de McCabe et Savage part à la chasse au tueur, mais se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’un meurtre isolé. Qui est ce mystérieux meurtrier ? Quel rapport entretient-il avec les chirurgiens cardiaques locaux ? Quand Lucinda Cassidy, une jeune femme de vingt-huit ans, disparait à son tour, l’étau se resserre encore autour de McCabe. Peut-il encore la sauver avant qu’il ne soit trop tard ?

 

Tout d’abord, aspect purement pratique, je trouve la couverture très attirante : sobre et effrayante à souhait (la photo ne lui rend pas bien justice, car trop sombre).

Pour ce qui est de l’intrigue, je tiens à saluer l’imagination débordante de l’auteur. Donne-moi ton cœur est le premier roman de James Hayman : chapeau bas l’artiste ! L’histoire est originale, haletante, pleine de suspense et bien écrite dans l’ensemble (malgré un côté un peu simpliste par moment). Les personnages sont LE point fort de ce roman, notamment et surtout le personnage principal de l’inspecteur Michael McCabe. Un policier, un amant, un père, un ami, il endosse toutes les casquettes et tous les rôles lui conviennent. Il mène sa vie professionnelle d’une main de fer et s’occupe tendrement de son adorable fille.

Evidemment, tout n’est pas rose dans ce roman à suspense. Le héros est malmené (retour en force de son ex-femme, souvenirs perturbants de la mort de son frère, méandres d’une enquête qui n’en finit pas…). Bref, Michael McCabe ne s’arrête jamais.

Bien que très réussi et bien ficelé, le roman perd parfois de son intérêt. Je m’explique : vers le milieu du roman, l’auteur se perd un peu en descriptions et en répétitions (il rappelle les détails de l’enquête à travers une discussion entre collègues par exemple). Ce sentiment de « redite » m’a parfois dérangée.

Autre petit détail, en partant à la recherche de mon marque-page au fin fond des pages du roman, j’ai lu par hasard quelques mots ou noms qui m’ont mis sur la voix de la résolution de l’énigme. Résultat ? Je connaissais l'identité du tueur bien avant la police. Conséquence de ma mésaventure avec le marque page ou simple défaut du roman qui donne trop d’indices ? Je ne saurais le dire…

En bref, un bon roman avec une mention spéciale pour le prologue, à glacer le sang, qui plonge immédiatement le lecteur au cœur de l’intrigue.

 

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NB : ce roman sera proposé parmi d’autres dans un concours que je prépare pour le 22 août ! Rendez-vous la semaine prochaine… 

 

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